Projet Contaminants chimiques des Environnements Intérieurs (CoCEI)

Ph. Silar, financement Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)

Les nouvelles normes énergétiques concernant l’habitat induisent souvent une augmentation de l’activité microbienne dans nos maisons et appartements, en particulier celle des champignons : 47% des Bâtiments performants en Energie seraient contaminés contre 37% en moyenne pour les autres (données de l’office de la Qualité de l’Air ; Fig. 15). Ces champignons émettent des composés volatiles organiques (COV) dont certains sont nocifs pour la santé des occupants. Les modalités de cette contamination ont fait l’objet d’une enquête du LIED (Thèse de Mme I Lacaze, travaux de R. Ferrari, S. Brun et P. Silar) en collaboration avec le CSTB. Dans un premier temps, un inventaire des champignons contaminants des matériaux choisis a été établi (Thèse d’I. Lacaze). Puis, les modalités d’émission de COV par des communautés de champignons ont été définies (Thèse d’I. Lacaze ; manuscrit en préparation), il a été en particulier montré que les communautés fongiques émettent des COV différents de ceux des espèces prises isolément. Enfin, les voies de biosynthèse de ces molécules ont été caractérisées par une combinaison d’approches génétiques, biochimiques et chimiques. Nous avons en particulier montré que la voie des oxylipines participe à la génèse de COV (R. Ferrari et coll. en préparation). Notre compétence sur le sujet a été sollicitée au cours d’une journée d’étude interdisciplinaire organisée le 20 mai 2016 dans le cadre du projet HeSam, par le Cetcopra, Université de Paris I Panthéon Sorbonne et École nationale supérieure d’architecture Paris La Villette, UMR AUSser 3329 (présentation orale de P. Silar).

Figure 15 : intérieur d’un bâtiment aux nouvelles normes énergétiques contaminé par les champignons par défaut de séchage avant sa livraison. Crédit : Vincent Dubos – AOC 2015.