SEM_25_09_2012
Article mis en ligne le 8 novembre 2013
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Thème « Efficacité énergétique et modes de consommation »

Le 25 septembre, de 14 à 17 heures, salle Klee (454 A) du bâtiment Condorcet.

14h Grégoire Wallenborn (IGEAT-ULB)

Efficacité énergétique et effets rebonds

L’amélioration de l’efficacité énergétique est unanimement prônée pour réduire la consommation d’énergie. Toutefois de nombreuses observations indiquent que les gains escomptés ne se réalisent pas automatiquement. Les conséquences contreproductives de l’augmentation de l’efficacité énergétique sont appelées « effets rebonds ». Comment peuton expliquer que l’efficacité énergétique des ménages augmente et que leur consommation totale d’énergie augmente également ? Pour répondre à cette question, on présentera la manière dont différentes disciplines en sciences humaines (économie, psychologie, sociologie) ont tenté de décrire et cerner les effets rebonds dans le secteur résidentiel. La conclusion portera sur la nécessité d’encadrer les mesures d’efficacité énergétique avec d’autres instruments politiques centrés sur la notion de « sobriété ».

14h30 Jean-Bernard Saulnier (ENSMA)

Que faut-il pour que l’augmentation de l’efficacité énergétique soit sobre ?

L’efficacité énergétique et son amélioration constituent pour l’Agence Internationale de l’Energie une clé majeure en vue de gagner le combat contre le dérèglement limatique. En premier lieu, nous reviendrons sur ce concept d’efficacité énergétique qui a besoin d’être précisé, parce que l’usage courant l’attache à un domaine qui peut être trop restreint (uniquement technologique), ou trop diffus (relevant des seules attitudes sociétales) : les deux visions doivent être combinées et la réussite des nouvelles technologies de l’énergie dépend en grande partie de l’usage (adaptation des comportements, éducation, communication…) que vont en faire les citoyens pour assurer une transition vers une société plus sobre. Deux exemples seront discutés, destinés à asseoir la notion de sobriété : le retentissement du développement des agro carburants de première génération sur le problème de la faim dans le monde, et une étude plus locale sur la précarité énergétique en Poitou-Charentes.

15h Pause café

15h30 Mathieu Brugidou (GRETS- EDF)

Dénonciation et de stigmatisation autour des normes d’économie d’énergie

A partir d’une enquête sur les économies d’énergie, il s’agira de mettre en évidence les

différences entre des énoncés de stigmatisation – qui traduisent la présence d’une norme et la justifient par la sanction d’une transgression – et des énoncés de dénonciation, critiquant les dispositifs de politiques publiques mettant en oeuvre cette norme. L’exposé décrira une méthode d’enquête et d’analyse pour identifier des énoncés de stigmatisation à propos d’une norme sur les économies d’énergie en cours d’institutionnalisation. Cette méthode propose de combiner une approche grammaticale des énoncés de stigmatisation et une analyse sémantique des topoï repérés grâce au vocabulaire des émotions. A partir de la distinction entre sémantique du On et sémantique du Nous, (Kaufmann, 2010) l’analyse s’attache à caractériser le type de collectif suscité par ces énoncés. Ceux-là apparaissent, dans le cas de la stigmatisation, comme la réactualisation d’une communauté héritée – faite d’habitudes

et de traditions – et dans le cas de la dénonciation comme la projection d’un collectif formé sur l’accord des volontés individuelles, constituant de ce fait une proposition politique.

L’étude montre toutefois que ces deux types d’énoncé, bien distingués d’un point analytique, peuvent donner lieu à des formes hybrides ou « proto-politiques », utiles pour comprendre les mécanismes de politisation.

16h Isabelle Moussaoui (GRETS-EDF)

A la recherche de la "culture énergétique" : attention énergétique dans les familles

La construction d’une pratique « d’attention énergétique » est un processus de longue

durée, fait de transmissions, de ruptures, de construction de connaissances et savoir-faire, tout au long de la vie. La notion de « culture énergétique » apparaît dans quelques recherches sociologiques, mais reste encore largement un mystère : qu’est-ce qui fait qu’une personne est « énergivore » ou « modérée » en énergie ? En particulier, les notions d’âge, de générations, de cycles de vie, associées aux influences multiples qui jalonnent les biographies, permettent d’apporter des éclairages sur cette question. Nous présenterons les résultats de recherches réalisées par d’autres et par nous-mêmes, pour analyser les questions qui se posent et les éléments de réponse disponibles.

16h30 Discussion animée par Mathieu Arnoux (LIED) et Hassan Peerhossaini (LIED)




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