SEM_17_12_2013
Article mis en ligne le 15 novembre 2013
dernière modification le 20 décembre 2013
logo imprimer

SÉMINAIRE THÉMATIQUE LIED DU MARDI APRES-MIDI

Thème « Transition énergétique, finance et marchés »

Le 17 décembre, de 14 à 17 heures, salle 454 A du bâtiment Condorcet.

14h30 Gaël Giraud (Economiste, PSE et REFI)

L’énergie, facteur de production de richesses ?

La formidable croissance démographique et économique qu’a connue l’humanité depuis la révolution industrielle a reposé sur un accès à une énergie abondante et bon marché (charbon, pétrole, gaz). Dans les pays en développement, l’accès à l’énergie constitue un catalyseur essentiel de l’évolution du bien-être, et l’évolution du PIB/habitant dépend de la capacité à disposer de matières premières à fort contenu énergétique telle que le ciment.

Pour autant, l’économie classique ne fait reposer la création de richesse que sur deux facteurs de production : capital et travail. Cette approche ne parvient pas à expliquer les trajectoires constatées des économies, laissant au "progrès technologique" le soin d’expliquer les écarts.

L’énergie doit elle être considérée comme un nouveau facteur de production ?

Selon quelles modalités (élasticités, boucles de rétroaction...) ?

Quelles sont les alternatives théoriques envisageables ?

15h Rodolphe Bocquet (Financier, coordonnateur de RISKERGY)

Qu’attendre d’un financier pour réguler la transition énergétique ?

La notation financière des Etats, telle que pratiquée par les agences oligopolistiques actuelles, a subi de nombreuses critiques depuis 2008. Pour autant, son rôle apparaît aujourd’hui renforcé, structurant le coût d’accès au crédit des institutions financières et des entreprises. Par ailleurs, alors que la notation extra-financière, faute de corrélation avec les rendements financiers, peine à influencer l’allocation d’actifs des investisseurs mainstream, les méthodologies des agences financières n’incluent aucun critère explicite d’appréciation des enjeux de moyens long terme liés à la transition énergie-climat. Dans un tel contexte :

• Existe-t-il un chemin de crête permettant d’adresser un signal audible à la communauté des investisseurs sur la matérialité financière de la résilience énergétique des économies ?

• Comment le cadre contraint de la notation financière des dettes souveraines permet-il d’atteindre un tel objectif ?

• Comment une telle approche peut concilier des éléments quantitatifs et qualitatifs ? Peut-on réduire les enjeux holistiques de l’écologie à la seule prise en compte des critères énergétiques ?

• Quels besoins de recherche émergent d’une telle démarche ?

15h30 Pause café

16h Jean-Pierre Perves (Physicien, ancien directeur du CEA/Saclay)

Quelle transition énergétique pour la France ?

La France bénéficierait, d’après le Forum économique mondial d’un système énergétique performant (3ème) et d’après KPMG du meilleur réseau électrique. Mais sa fragilité reste, malgré des performances en termes de gaz à effet de serre honorables, sa soif de combustibles fossiles pour le transport et le bâtiment. Maintien du niveau de vie, relance de l’économie et de l’industrie impliquent le choix d’une transition énergétique compétitive et maîtrisée vers un bouquet d’énergies très décarboné. Ce mix ne reposera-il que sur trois piliers : le meilleur usage de nos forces actuelles, le développement de technologies nouvelles solidement établies et potentiellement compétitives (production et efficacité énergétique), et à plus long terme une recherche vigoureuse couvrant des ressource potentielles significatives et peu exploitées ?

16h30 Débat final

Animateurs : Mathieu Arnoux (Historien, LIED) ; Philippe Silar (Biologiste, LIED)




Contact Espace rédacteurs puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2013-2017 © Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.28