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Article mis en ligne le 17 janvier 2014
dernière modification le 3 mars 2014
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Thème « Nouveaux modes de consommation ? »

Le 18 mars, de 14 à 17 heures, salle 454 A du bâtiment Condorcet
Campus Paris Diderot


14h Philippe Moati (Économiste, Paris Diderot)

Vers un modèle de consommation sobre ?

Le modèle de consommation issu des « Trente glorieuses », fondé sur l’accumulation intensive de marchandises, semble aujourd’hui remis en question. Les mutations sociétales se couplent aux effets des tensions sur le pouvoir d’achat et aux opportunités ouvertes par les nouvelles technologies pour promouvoir une évolution des comportements de consommation. Des pratiques émergentes de développent en marge des logiques marchandes dominantes, dont la consommation collaborative est l’expression la plus spectaculaire. Parallèlement, les grands acteurs de l’offre (industriels, distributeurs, prestataires de service) font évoluer leurs modèles économiques en cohérence avec les fondements de la création de valeur associés au capitalisme contemporain. A mesure qu’ils « s’orientent clients », ils adoptent une posture « servicielle » qui les écartent du modèle traditionnel fondé sur la transaction autour de produits.

La rencontre de ces deux dynamiques laisse entrevoir le basculement vers une « économie des effets utiles », davantage centrée sur la satisfaction des besoins que sur la production des moyens de les satisfaire, où les effets utiles et les solutions prendraient le relais du produit dans l’organisation de la relation marchande. Une telle évolution permet d’entrevoir un processus de dématérialisation de la valeur et, ainsi d’envisager une voie de conciliation de la croissance et des enjeux environnementaux. Nous nous interrogerons sur la nature de cette économie des effets utiles et des conditions institutionnelles de son émergence et de ses vertus environnementales.

15h Pause café

15h30 Christophe Goupil (Physicien, LIED)

Performance énergétique et efficacité : une sobriété précaire ?

Les questions énergétiques sont peuplées d’un florilège de termes dont les définitions constituent le socle de réflexion du débat sur la transition énergétique. S’il est clair que chaque opération de la vie courante (déplacement d’une voiture, chauffage d’une maison, fabrication d’un objet…) nécessite d’utiliser une certaine quantité d’énergie, il est plus délicat de parvenir à répertorier les solutions les plus performantes pour y parvenir. D’autre part, efficacité énergétique et performance énergétique sont deux notions parfois confondues, ce qui conduit à obscurcir le débat. Dans un premier temps, et à partir de quelques considérations physiques, nous tenterons de définir sans ambiguïté l’efficacité énergétique en la confrontant aux usages visés. Dans un second temps nous aborderons les questions de sobriété en nous plaçant du point de vue de l’usager. Si la sobriété apparaît de plus en plus comme le complément de l’efficacité, sa définition reste encore sujette à caution et sa mise en œuvre délicate. Paradoxalement, la sobriété nécessite des moyens pour être mise en œuvre, l’absence de ces moyens conduisant à la vulnérabilité ou la précarité énergétique. L’exposé consistera somme toute à nous poser cette question : que dépenser pour être sobre ?

16h David L’Hôte (Designer, projet GICC VIADUC)

Le design, objet de transformations.

Depuis le XIXème siècle, au rythme des évolutions industrielles, le design participe à la conception des dispositifs qui structurent notre quotidien. Le designer concoure à l’évolution de nos pratiques en cherchant le compromis entre l’usage et les contraintes de production. Il contribue à façonner un écosystème matériel qui modèle discrètement nos habitudes. Nous sommes devenus les objets du design. Car intégrer la sobriété énergétique ou les solutions servicielles à nos modes de vie nécessite des dispositifs et des modalités spécifiques à la métamorphose de nos habitudes. C’est la synthèse des effets, des moyens, et de la manière de les produire qu’opère le designer.

Nous verrons que les démarches du designer et du chercheur ont de nombreux points communs. La valorisation de la recherche et la diversification des territoires du design font converger les disciplines. Nous pourrons alors nous poser la question de l’apport du design au projet de recherche et de l’influence du cadre de la recherche sur le design.

16h30 Débat final. Animateurs : Petros Chatzimpiros (Socio écologue, LIED) ; Pascal David (Physicien, LIED)



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