AXE TER1
Article mis en ligne le 4 décembre 2015
dernière modification le 17 octobre 2016
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AXE TER1 : Dynamiques des Territoires et des Sociétés

L’équipe : C. Mering (PR, Coord. ) P. Chatzimpiros (MCF, Coord), E. Kim, C. Bobée, P. Bordin, E. Herbert, C. Goupîl, J. Halloy.

Villes et territoires interagissent d’une part par l’élaboration et le transfert des flux d’énergie, d’aliments, d’eau et d’autres matières premières ou transformées, à destination des villes et de l’autre par le rejet des effluents liquides, solides et gazeux des villes vers l’eau, le sol et l’atmosphère. Les enjeux environnementaux actuels - systémiques par nature – doivent intégrer précisément des questionnements qui sont aujourd’hui tant urbains (maîtriser la demande énergétique et matérielle des villes et en gérer les effluents) que ruraux (ravitailler les villes dans un contexte des changements environnementaux multiscalaires et d’épuisement de certaines ressources). La question des échelles est centrale dans cette perspective, largement

absente du débat scientifique international, en raison de l’opposition disciplinaire traditionnelle entre recherches sur les milieux physiquement et fonctionnellement hétéroclites que sont les villes et les milieux ruraux.

Les villes sont historiquement l’invention des campagnes et les campagnes s’équipent en fonction des besoins des villes. L’étude conjointe de ces milieux, en

perspective historique en particulier, est un passage obligé pour comprendre comment se construisent les liens entre villes et territoires, étudier les mécanismes au travers desquels les milieux, l’offre et la demande s’organisent, s’articulent et se transforment.

Cette thématique se subdivise en deux branches de recherches intrinsèquement liées, la première s’attachant à l’étude du lien entre croissance urbaine des villes dans le monde, flux et consommation en énergie, la seconde se focalisant sur l’analyse des structures agro-alimentaires et de leur approvisionnement et viabilité énergétiques.

AXE : Croissance urbaine, changements environnementaux et besoins en énergie (Coord. C. Mering)

Projets

  • Projet DUREE - Demande de l’Urbanisation et de la Ruralisation en Energie (Programmes SPC 2015)

« Le processus métropolitain s’appuie sur une mise en réseau des principales agglomérations dans laquelle les phénomènes de connectivité tendent à l’emporter sur les relations de proximité » [Elissade, 2014]. Ce renforcement de la « connectivité » entre agglomérations entraîne un accroissement de la demande d’énergie.

Nous faisons l’hypothèse que le développement de métropoles régionales et leur mise en réseau à l’échelle mondiale est à l’origine des demandes de plus en plus fortes en énergie. Ce phénomène entraînerait en parallèle un processus de ruralisation et l’intégration dans ce réseau mondial, des régions à forte productivité agricole. Pour tester cette hypothèse, nous mobiliserons des bases de données mondiales (démographie, consommation d’énergie, imagerie aérienne et satellitaire, flux relevant de l’agriculture, etc.) depuis les années 70, en nous focalisant sur de grandes agglomérations aux dynamiques contrastées.

Les jeux de données partagent des référentiels géographiques (topographie, périmètres urbains, réseaux de transports) qui sont testés et perfectionnés au cours du processus de la recherche.

  • participation au projet RAMSES Role of shea parklands agrosysteMs and sociEties in Sub-Saharian Africa

Lors des décennies précédentes, dans un contexte de croissance démographique et d’instabilité climatique, le besoin en terres pour garantir la production vivrière a accéléré le déboisement des forêts d’Afrique de l’Ouest. Plus récemment, les évolutions politiques et économiques des différents pays de la région (mondialisation, monétarisation du foncier) ont eu pour effet d’accélérer à la fois l’éxode rural et l’importation de produits vivriers. On assiste en particulier en zone soudano-sahélienne à un recul des cultures "sous-parcs" et des longues jachères au profit d’une déforestation visant de plus en plus fréquemment l’extraction des ligneux comme ressource énergétique des villes. Ces pratiques, outre qu’elles violent souvent la réglementation en matière de protection environnementale dans les pays concernés, renforce la vulnérabilité des sociétés rurales.

AXE Systèmes agro-alimentaire & besoins énergétiques (Coord. P. Chatzimpiros)

Le lien avoué entre énergie et agriculture dans le cadre de la transition énergétique se réduit souvent à la place qu’occupera la biomasse dans le mix énergétique. L’agriculture est ainsi typiquement considérée comme une source d’énergie. Or, pour fonctionner, les systèmes agricoles utilisent de grandes quantités d’énergie provenant actuellement en majorité de sources non-renouvelables. Par conséquent, la question de la transition s’impose comme réflexion de réorganisation, voire de changement de structure des systèmes agricoles pour s’adapter aux contraintes projetées sur l’offre. Les systèmes qui nous nourrissent, pourraient-ils faire face à une pénurie d’intrants et à l’intermittence des flux d’énergie renouvelable ? Les choix alimentaires auraient-ils un rôle à jouer ?

Deux voies de recherches :

  • Transitions socioécologiques dans la longue durée
  • Agriculture renouvelable : intermittence énergétique et productivité agricole

Projets

  • Convergence (PEPS-MoMIS 2015)

Convergence des modélisations biophysiques et socioéconomiques des systèmes agricoles dans la longue durée

  • Emergence 2015 (Ville de Paris)

Project : Agricultural systems and urban supply network structures in the long duration

A major current sustainability challenge is to achieve food supply security within the context of energy transitions and anthropogenic climate change. Urban food supply and, therefore, the security of more than half of today’s world population now rely on high fidelity production and supply systems. Yet, it massively depends on finite resources such as non-renewable energy stocks and other key but short-term depleting inputs like phosphorus and fossil-based nitrogen fertilizers. We target to explore agri-food systems properties in space and time and search for possible structural invariants. We work on a two-century-wide study period ( 1800-2000) taking France as a reference case. One challenge is to understand the drivers of long-term evolutions and build predictive mathematical models for the governance of sustainable growth transitions. Another major challenge is to mathematically link agri-food metabolic regimes, climate, technological resource use and urban population. The project builds on biophysical and socio-technical data from archives, statistics, literature and weather backcasting simulations.



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